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La louange est à Dieu le Créateur du monde Celui Qui existe sans début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps, rien n'est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent, et que l'élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu'il craint pour elle soient accordées à notre maître Mouhammad Al-'Amin, l'Honnête, celui qui a appelé à la religion de vérité, l'islam la religion de tous les Prophètes du premier 'Adam au dernier Mouhammad.  Allah soubhanahou wa ta^ala a ordonné aux musulmans de jeûner le mois de Ramadan.

Allah ta^ala dit :

(ya'ayyouha l-ladhina'amanou koutiba ^alaykoumou s-siyamou)

ce qui signifie : « Ô vous qui avez cru, le jeûne est un devoir pour vous », [sourat Al-baqarah 'ayah 183].

L'obligation du jeûne de Ramadan est connue d'évidence dans la religion. Par conséquent, celui qui renie son obligation devient mécréant sauf s'il est récemment entré en Islam ou s'il a grandi dans une région éloignée des savants. Quant à celui qui ne fait pas le jeûne pendant Ramadan sans excuse légale, tout en ayant pour croyance que le jeûne est obligatoire pour lui, il ne devient pas mécréant mais il est désobéissant et il lui incombe de rattraper les jours pendant lesquels il n'a pas jeûné.

Cette obligation a été révélée au mois de Cha^ban de la deuxième année après l'Hégire et le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a accompli le jeûne de neuf années après quoi il est décédé.

Ainsi, le jeûne du mois de Ramadan béni est une adoration éminente, que Allah a spécifiée de particularités. Parmi ces particularités, il y a ce qui a été rapporté dans le hadith qoudsiyy :

«قال الله تعالى : كلّ حسنة بعشر أمثالها إلى سبعمائة ضعف إلاّ الصّيام فإنّة لي و أنا أجزي به »

[rapporté par Al-Boukhariyy] ce qui signifie : « Allah ta^ala dit : Chaque bonne action en vaut dix et [peut être récompensée] jusqu'à sept cents fois hormis le jeûne, il est certes pour Moi et c'est Moi Qui en accorde la récompense correspondante ».

Le jeûne du mois de Ramadan fait partie des choses les plus importantes de l'Islam. Les musulmans se réjouissent de son approche : c'est le mois des bienfaits, des actes d'obéissances et des bénédictions. C'est le meilleur mois de l'année. Parmi les nuits de ce mois il y a la meilleure des nuits : la nuit de al-qadr - la nuit de la destinée -.

Jeûner (as-siyam), c'est s'abstenir pendant la journée (depuis l'aube jusqu'au coucher) de ce qui rompt le jeûne que ce soit manger, boire ou autre que ces deux choses-là. Il faut avoir eu durant la nuit l'intention de jeûner la journée du lendemain.

Jeûner est une obligation pour tout musulman pubère, sain d'esprit, capable de jeûner. Il n'est pas valable de la part du mécréant d'origine, ni de l'apostat.

Le jeûne n'est pas valable de la part de la femme qui a les règles ou les lochies. Il leur est un devoir à toutes deux le rattrapage.

Il est permis de ne pas jeûner pour un voyageur qui fait un voyage permettant de raccourcir les prières de quatre à deux rak^ah. Il appartient à un malade, à une femme enceinte ou à une femme qui allaite, pour qui le jeûne présente une difficulté insupportable de ne pas jeûner ; et il leur est un devoir le rattrapage.

Il est aussi un devoir de procéder à l'observation du croissant de lune de Ramadan lors de la nuit précédant le trentième jour de Cha^ban.

Le jeûne de Ramadan devient obligatoire dans l'un ou l'autre des deux cas suivants:

1-lorsque le mois de Cha^ban a  atteint trente jours.

2-lorsqu'on a aperçu le croissant de lune du mois de Ramadan, la nuit qui suit le vingt-neuvième jour de Cha^ban, conformément à la parole du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam :

« صُوموا لِرُؤيَتِهِ وأَفْطِروا لرؤيته فإن غُمَّ عَلَيكُم فَأَكْمِلُواعِدَّةَ شَعْبَان ثَلاثين يوماً »

(soumou lirou'yatihi wa'aftirou  lirou'yatihi fa'in ghoumma ^alaykoum fa'akmilou ^iddata cha^bana thalathina yawma )

ce qui signifie : « Jeûner à la vue [du croissant] et interrompez le jeûne à la vue [du croissant] et si vous ne l'avez pas vue , poursuivez le compte de Cha^ban à trente jours » [rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim].

Par conséquent, celui qui a vu le croissant de lune de Ramadan commence le jeûne et celui qui ne l'a pas vu mais a été informé par un musulman digne de confiance, juste (^adl ) [Le juste (^adl) est un musulman qui ne persiste pas à commettre les petits péchés, qui évite les grands péchés, qui conserve la dignité de ses semblables, dont la croyance est saine et qui se maîtrise lors de la colère], libre, non menteur, il lui est aussi un devoir de commencer à jeûner. Ainsi, Abou Dawoud a rapporté de Ibnou ^Oumar, que Allah les agrée tous les deux, qu'il a dit : "J'ai informé le Prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, que j'avais vu le croissant, alors il a commencé le jeûne et a ordonné aux gens de jeûner". Ibnou Hibban a donné à ce hadith le degré de sahih -sûr-.

Quelqu'un qui a été informé par un enfant, ou par un grand pécheur (faciq), par une femme ou un esclave disant qu'ils ont vu le croissant de lune de Ramadan, il lui est permis de jeûner s'il a confiance en eux. Sinon il complète le compte de Cha^ban à trente jours. Lorsque le juge (qadi ) a confirmé le jeûne, le jeûne est devenu obligatoire pour les habitants du pays proches du pays où le croissant a été vu et qui ont les mêmes horaires de lever et de coucher du soleil mais pas dans les pays qui n'ont pas les mêmes horaires de lever et de coucher ; ceci est selon Ach-Chafi^iyy

Tandis que selon Abou Hanifah, il est un devoir de jeûner pour les habitants de tout pays ayant appris la confirmation du jeûne dans n'importe quel autre pays, quel qu'en soit l'éloignement du pays où a été confirmé l'observation du croissant. Ainsi, selon lui, le jeûne devient obligatoire pour les habitants de l'extrême Occident s'ils ont appris que le jeûne a été confirmé en Orient et de même dans le cas contraire.

LES OBLIGATIONS DU JEÛNE

La louange est à Dieu le Créateur du monde Celui Qui existe sans début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps, rien n'est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent, et que l'élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu'il craint pour elle soient accordées à notre maître Mouhammad Al-'Amin, l'Honnête, celui qui a appelé à la religion de vérité, l'islam la religion de tous les Prophètes du premier 'Adam au dernier Mouhammad.

Les obligation du jeûne sont au nombre de deux :

1 - L'intention : elle a lieu dans le cœur. Il n'est donc pas une condition de la prononcer avec la langue. Il est un devoir de la faire pendant la nuit qui précède le jeûne, c'est-à-dire de la faire intervenir de nuit avant l'aube pour chaque jour de Ramadan, avec le cœur. On fait de même s'il s'agit d'un rattrapage. Ainsi, lorsque le soleil s'est couché et que le jeûneur fait l'intention de jeûner le jour suivant de Ramadan avant de faire ce qui rompt le jeûne, lorsqu'il ne refait pas cette intention après avoir mangé, elle lui est suffisante. Il est aussi un devoir de préciser de quel jeûne il s'agit, comme de préciser qu'il s'agit du jeûne d'un jour de Ramadan, d'un vœu (nadhr) ou d'une expiation même s'il n'en cite pas la cause. De plus, il est un devoir de faire l'intention pour chaque jour. En effet, il ne suffit pas de faire l'intention au début du mois pour tout le mois, selon Ach-Chafi^iyy. Les savants ont dit : "L'intention complète durant le mois de Ramadan est :"j'ai l'intention de jeûner le jour qui vient du mois de Ramadan de cette année par acte de foi et par recherche de la récompense de Allah ta^ala ". Ainsi on peut dire : (nawaytou sawma ghadin ^an'ada'i fardi Ramadana hadhihi s-sanata 'imanan wa-htiçaban li l-Lahi ta^ala )

Chez certains savants, il suffit de faire l'intention durant la nuit du premier jour de Ramadan pour tous les jours du mois. On dit avec son cœur : "j'ai l'intention de jeûner trente jours au titre de l'obligation du jeûne de Ramadan de cette année, par acte de foi et par recherche de la récompense de Allah ta^ala ".

Et il est un devoir pour la femme qui a les menstrues ou les lochies et dont l'écoulement a cessé la veille du jeûne, de faire l'intention de jeûner le jour suivant de Ramadan, même si elle n'a pas fait le ghousl - la grande ablution -. Le fait de manger, de dormir ou d'avoir des rapports après avoir fait l'intention et avant l'apparition de l'aube n'est pas préjudiciable. Celui qui s'est endormi de nuit sans avoir fait l'intention de jeûner puis ne s'est réveillé qu'après l'aube, il lui est un devoir de s'abstenir des choses qui rompent le jeûne et doit le rattrapage de ce jour de Ramadan. Quant au jeûne surérogatoire, il n'est pas requis concernant l'intention de la faire intervenir de nuit avant l'aube. Ainsi, s'il se réveille après l'aube, n'a rien mangé et rien bu puis fait l'intention de jeûner ce jour-là, par recherche de l'agrément de Allah ta^ala par cet acte surérogatoire, tout ceci avant que le soleil ne s'écarte du milieu du ciel, son jeûne est valable.

2 - S'abstenir de toutes les choses qui rompt le jeûne : ceci depuis l'apparition de l'aube véritable jusqu'au coucher du soleil. Il est un devoir de s'abstenir:

a - le fait de manger, de boire ainsi que d'introduire tout ce qui a un volume, même petit dans la tête, le ventre ou ce qui est semblable, à partir d'un orifice ouvert tel que la bouche ou le nez, ne serait-ce qu'un grain de sésame, une goutte d'eau ou de médicament, ou même des petites particules comme la fumée de cigarette si on se rappelle qu'on est en train de jeûner, ou à partir des orifices inférieurs, antérieur ou postérieur, ceci depuis l'aube jusqu'au coucher.

Celui qui mange ou boit par oubli, même en quantité et même durant le jeûne surérogatoire, n'a pas rompu son jeûne. Ainsi dans le hadith sûr :

« من نسي و وهو صائم فأكل أو شرب فليتم صومه فإنّما أطعمه الله و سقاه »

[rapporté par Al-Boukhariyy] ce qui signifie : « Celui qui a oublié en faisant le jeûne et qui a mangé ou bu, qu'il poursuive son jeûne, c'est Allah Qui l'a nourri et abreuvé ».

b - se faire vomir : il est un devoir de s'abstenir de provoquer le vomissement délibérément par exemple avec son doigt, même s'il n'en a rien avalé dans son ventre. Et celui qui a vomi sans l'avoir provoqué et n'en avale rien, il n'a pas rompu son jeûne, cependant il se purifie la bouche avant d'avaler sa salive. Le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

« من ذرعه القيء (أي غلبه) و هو صائم فليس عليه قضاء و من استقاء فليقض »

[rapporté par Al-Hakim et les quatre (At-Tirmidhiyy, Ibnou Majah, An-Naça'iyy et Abou Dawoud )] ce qui signifie : « Celui qui a été gagné par le vomissement alors qu'il faisait le jeûne ne doit pas de rattrapage, mais celui qui l'a provoqué doit rattraper.

c - les gouttes : dans le nez ou les oreilles si le médicament parvient jusqu'à l'intérieur du corps et également le clystère par les deux orifices  inférieurs, antérieur ou postérieur. Les gouttes dans les yeux en revanche, ne rompent pas le jeûne ni l'injection à travers la peau, le muscle ou les veines.

d - l'évanouissement qui dure toute la journée : le jeûne de quiconque est resté évanoui toute la journée, de l'aube au coucher du soleil, n'est pas valable. Il en est de même pour celui qui est atteint de folie, ne serait-ce qu'un instant.

e - le rapport sexuel : il est un devoir de s'abstenir d'avoir un rapport et de faire sortir le maniyy - le sperme ou son équivalent féminin - par la masturbation ou le contact : cela annule le jeûne. Quant à l'émission du maniyy à la suite d'un regard, même d'un regard interdit, ou bien à la suite d'une imagination, cette émission ne rompt pas le jeûne.

f - les menstrues ou les lochies.

Etant donné que le temps du jeûne s'étend de l'aube jusqu'au coucher, il est un devoir de connaître les deux limites du jour pour chaque personne responsable de l'accomplissement du jeûne. En effet, ceux qui appellent à la prière de nos jours sont pour la plupart ignorants des temps des prières selon la Loi. Par conséquent, on ne se base pas sur les appels à la prière enregistrés qu'ils diffusent aux environs du temps de l'aube et du coucher.

L'aube est donc la lueur blanche transversale et horizontale qui apparaît à l'horizon est. À son début, il y a une légère rougeur mélangée à sa blancheur. Ensuite, après environ une demi-heure, cette rougeur devient plus prononcée. C'est donc cette lueur blanche qui est l'aube. Il est un devoir de faire l'intention avant l'apparition de cette lueur blanche.

Ainsi, celui qui a mangé après l'aube, croyant que l'aube ne s'est pas encore levée, son jeûne n'est pas valable, il doit le rattrapage et doit s'abstenir des choses qui rompent le jeûne le restant de la journée. S'il avait fait son ijtihad, c'est-à-dire s'il avait fait un effort de déduction et avait mangé puis, s'il s'avère que l'aube était déjà apparue, il ne commet pas de péché. C'est le cas par exemple de celui qui se base sur le cri du coq qu'on a expérimenté. De même, s'il a mangé juste avant la disparition de tout le disque solaire lors du coucher, en croyant que le soleil s'est déjà couché, puis qu'il s'est avéré qu'il n'en était pas ainsi, son jeûne n'est pas valable et il doit le rattrapage de ce jour. Quant à celui qui mange sans excuse juste avant le coucher, il commet un péché. Allah ta^ala dit :

ce qui signifie : « Et poursuivez le jeûne jusqu'à la nuit »  [sourat Al-Baqarah / 187], le coucher du soleil étant un signe du commencement de la nuit.

De même, il est un devoir pour le musulman de se maintenir en Islam à jamais, pendant Ramadan et en-dehors de Ramadan. Il est donc un devoir d'éviter de tomber dans la mécréance, par ses trois sortes :

1 - La mécréance par la parole : comme celui qui insulte Allah, le Qour'an ou l'Islam.

2 - La mécréance par la croyance : comme le fait de croire que Allah est un corps ou une lumière ou une âme.

3 - La mécréance par les actes : comme le fait de jeter le livre du Qour'an dans les ordures ou la prosternation pour une idole.

En effet, persévérer sur la foi de l'Islam et ne pas le rompre est une condition de validité du jeûne pour celui qui le fait. La mécréance est donc une cause d'invalidation du jeûne. Celui qui tombe dans une de ces sortes de mécréances, commettant ainsi l'apostasie alors qu'il était en train de jeûner, son jeûne est annulé et il doit revenir immédiatement à l'Islam en prononçant les deux témoignages. Il doit d'autre part s'abstenir le restant de la journée des choses qui rompent le jeûne, puis rattraper ce jour immédiatement après Ramadan, après le jour de la Fête (al-^id).

LE CHOSES QUI ANNULENT LE JEÛNE

Les choses qui annulent le jeûne sont les suivantes:

Manger, même un grain de sésame ou moins que cela, délibérément et non sous la menace, en connaissant l'interdiction, et boire, même une goutte d'eau ou une goutte de médicament.

Remarque : la poussière du chemin n'est pas préjudiciable, ni le tamisage de la farine et ce, en raison de la difficulté qu'il y a pour s'en préserver. Il n'est pas préjudiciable non plus de goûter la nourriture sans rien en avaler.

Celui qui a exagéré dans le rinçage de la bouche ou du nez si bien que de l'eau a pénétré dans son corps, celui-là a rompu le jeûne. S'il a fait sortir sa salive de sa bouche même si c'est jusqu'à l'extérieure de ses lèvres, puis l'y a réintroduite et l'a avalée, il a rompu le jeûne. Mais tant que la salive reste en contact avec sa langue, il ne rompt pas le jeûne s'il l'avale. S'il rassemble de la salive dans sa bouche et l'avale sans qu'elle soit changée, cela n'est pas préjudiciable. Quant au fait d'avaler les sécrétions du nez, de la gorge ou des poumons ou autres, il y a un détail :

- Si ces sécrétions ont été avalées à partir de l'intérieur de la bouche, cela rompt le jeûne.

- Si c'était à partir de ce qui est en-dessous du lieu de sortie du ha' (ح), cela ne rompt pas le jeûne.

Toutefois, avaler ces sécrétions ne rompt pas le jeûne selon l'école de l'imam Abou Hanifah, même si on les avale après qu'elles soient parvenues jusqu'à la langue.

Cependant, si le jeûneur avale sa salive altérée par la fumée de la cigarette qu'il aurait fumée avant l'aube ou par autre chose qu'il aurait consommée avant l'aube, il rompt son jeûne.

S'il a été gagné par le vomissement, puis une fois qu'il a cessé, s'il avale sa salive altérée avant de laver sa bouche, son jeûne est annulé car cette salive altérée est souillée par le vomi qui est parvenu jusqu'à sa bouche.

Quant à la fumée qui parvient dans le corps du jeûneur, provenant d'un fumeur de cigarette installé à côté de lui dans la voiture par exemple, cette fumée n'annule pas le jeûne. Il en est de même pour la fumée de l'encens et pour la respiration du parfum, cela n'annule pas le jeûne. Ce n'est toutefois pas le cas de celui qui fume lui-même une cigarette car il s'en détache des petites particules qui parviennent jusqu'à l'intérieur du corps du jeûneur qui les avale.

Le lavement par les orifices inférieurs, antérieur et postérieur annule le jeûne. De même, la goutte dans le nez et dans l'oreille annulent le jeûne si le médicament parvient jusqu'à l'intérieur du corps. Selon un avis, la goutte dans l'oreille n'annule pas le jeûne.

Quant à la goutte dans l'œil, elle ne l'annule pas de même que l'injection à travers la peau et les vaisseaux.

Le jeûne n'est pas rompu pour celui qui s'est évanoui durant le jour de Ramadan et s'est réveillé sans que son évanouissement ait duré toute la journée. Tandis que si l'évanouissement a duré toute la journée, de l'aube jusqu'au coucher, son jeûne n'est pas valable. Toutefois, si le jeûneur est atteint de folie, ne serait ce qu'un instant, le jeûne est rompu.

De même, si les menstrues ou les lochies surviennent à la femme, même juste avant le coucher du soleil, son jeûne est rompu.

Quant au jeûneur qui dort, s'il lui sort du maniyy dans le rêve, son jeûne n'est pas rompu, contrairement à la sortie du maniyy par masturbation ou par contact, de façon délibérée et sans que cela ait lieu par oubli.

Celui qui a un rapport sexuel durant un jour de Ramadan délibérément, en se rappelant le jeûne et de son propre choix, même si à la suite de cela il ne sort pas de maniyy, son jeûne est annulé. Quant à celui qui fait le rapport par oubli, il n'annule pas son jeûne et ne doit pas de rattrapage.

D'autre part, celui qui s'est réveillé jounoub d'un rapport ou autre, il fait le jeûne de ce jour et fait le ghousl - la grande ablution - pour la prière. D'après ^A'ichah, que Allah l'agrée, elle a dit :

«كان رسول الله يدركه الفجر و هو جنب من أهله ثم يغتسل و يصوم »

[rapporté par Al-Boukhariyy] ce qui signifie : « Le Messager de Allah était atteint par l'aube alors qu'il était jounoub de sa femme puis il faisait le ghousl et il faisait le jeûne ».

Parmi les choses encore qui rompent le jeûne, il y a se retrouver dans la mécréance. La prononciation délibérée signifie qu'elle n'est pas prononcée par lapsus, qu'elle ait été dite en plaisantant ou étant en colère, de plein gré  que ce soit en se rappelant le jeûne ou non. En effet, aucun acte d'adoration n'est valable de la part d'un mécréant.

Quant au fait d'embrasser l'épouse avec désir, il est interdit s'il craint l'émission de maniyy et il est dit que c'est déconseillée. Toutefois, il n'annule pas le jeûne lorsqu'il n'entraîne pas la sortie du maniyy. Par ailleurs, la parole qui signifie (cinq choses annulent le jeûne : le regard interdit, le mensonge, la médisance, rapporter les paroles des uns aux autres pour semer la discorde et le baiser), cette parole n'a aucun fondement et a été attribuée mensongèrement au Prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Certaines de ces choses annulent cependant la récompense du jeûne, comme le fait de rapporter les paroles des uns aux autres pour semer la discorde.

Celui qui a rompu un jour de jeûne de Ramadan sans excuse valable selon la religion s'est chargé d'un péché et du rattrapage immédiatement après Ramadan et le jour de la fête.

La louange est à Allah, le Créateur du monde.

 

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