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La louange est à Allah, le Seigneur des mondes et que Allah élève davantage en degré notre maître Mouhammad et qu'Il préserve sa communauté de ce qu'il craint pour elle.

Allah tabaraka wa ta^ala dit  Sourat   'Ali ^Imran   / 110 ce   qui signifie      » : Vous êtes la meilleure communauté   qui ait été amenée à émerger pour les gens, vous ordonnez le bien et   vous interdisez   le mal, et vous avez la croyance en   Allah«.


Le Prophète  (^alayhi s-salatou wa salam) a dit :


(man ra'a minkoum mounkaran fa l-youghayyirhou biyadihi fa'in lam yastati^ fabiliçanihi fa'in lam yastati^ fabiqalbihi wa dhalika 'ad^afou l-'iman)

ce qui signifie : « Si l'un d'entre vous est témoin d'une chose répréhensible, qu'il la change par sa main ; s'il n'en a pas la capacité, qu'il la change par sa langue et s'il n'en a pas la capacité, qu'il la réprouve par son cœur, et c'est le minimum que la foi exige. »


            La législation honorée nous a suggéré d'ordonner le bien et d'interdire le mal, d'infirmer le faux et de faire foi au vrai. De nos jours sont devenus nombreux ceux qui donnent des avis de législation que Allah n'a pas donnés dans la législation qu'Il a révélée. La déviation a grandi et s'est propagée davantage. Pour cela, il a été nécessaire d'écrire un ouvrage (Sarihou l-Bayan fi r-Raddi ^ala man khalafa l-Qour'an) pour montrer le vrai du faux et le sûr du falsifié.


Il a été authentifié au sujet du Messager de Allah  (^alayhi s-salatou wa salam) qu'il a mis en garde contre celui qui trompe les gens quand il leur vendait du blé (rapporté par Mouslim dans son Sahih : livre de Al-'Iman : chapitre La parole du Prophète ^alayhi s-salatou wa salam. Il a été authentifié de lui aussi, qu'il a dit aux sujet de deux hommes qui vivaient parmi les musulmans :


(ma adhounnou foulanan wa foulanan ya^rifani min dinina chay'a)

(Rapporté par Al-Boukhariyy dans son Sahih : livre de Al-'Adab : chapitre Ce qui est permis concernant faire une pensée au sujet d'une personne) ce qui signifie : « Je ne pense pas que Untel et Untel connaissent quoi que ce soit à notre religion ».


D'autre part, à un orateur qui avait dit ce qui signifie : « Celui qui obéit à Allah et à Son messager certes il est sur le droit chemin et celui qui leur désobéit, certes il s'est égaré », le Messager de Allah  (^alayhi s-salatou wa salam) a dit :

(bi'ça l-khatibou 'ant )

(Rapporté par Ahmad dans son Mousnad (4/256) ce qui signifie : « Quel mauvais orateur tu fais » parce qu'il avait désigné Allah et le Messager par un seul et même pronom (leur). Il lui avait alors dit :


(qoul wa man ya^si l-Laha wa raçoulahou)


ce qui signifie : « Dis : et celui qui désobéit à Allah ET à Son messager. » Il ne s'est pas tu pour cette chose qui ne comporte pas de mécréance ni d'association. Comment donc se taire pour celui qui falsifie la religion et qui propage cela parmi les gens, il est d'autant plus important de mettre en garde contre ce genre de personne et d'éloigner les gens de lui.


Le fait que nous citions certains égarés dans ce livre ne relève pas de la médisance interdite. Au contraire cela relève de la mise en garde obligatoire.


Il a été authentifié que Fatimah Bintou Qays a dit au Messager de Allah ce qui signifie : « Ô Messager de Allah, j'ai été demandée en mariage par Mou^awiyah et Abou Jahm », le Messager de Allah (^alayhi s-salatou wa salam) a dit :


( 'amma Abou Jahm fala yada^ou l-^asa ^an ^atiqih, 'amma Mou^awiyah fa sou^loukoun la mala lah, 'inkihi 'Ouçamah)

ce qui signifie : « Concernant Abou Jahm, il ne descend pas le bâton de son épaule, quant à Mou^awiyah il est pauvre, sans biens, maries-toi avec 'Ouçamah » (Rapporté par Mouslim dans son Sahih dans le livre de At-Talaq : chapitre Al-moutallaqatou thalathan la nafaqata laha. Ahmad l'a aussi rapporté dans son Mousnad (6/412) .


Dès lors, si le Messager a mis Fatimah en garde contre eux en les mentionnant en leur absence par ce qui leur déplairait, pour les deux raisons suivantes : la première étant que Mou^awiyah était très pauvre et ne pouvait s'acquitter de ses obligations relatives aux charges familiales ; la deuxième étant que Abou JahmAch-Chafi^iyy a mis en garde contre Hafs Al-Fard devant une assemblée de gens, il lui a dit ce qui signifie : « Tu as mécru en Allah Celui Qui a la prééminence sur toute chose importante » (Manaqibou ch-Chafi^iyy (1/407). Il a dit aussi au sujet de son contemporain Haram Ibnou ^Outhman -qui rapportait les hadith en mentant : « Rapporter des hadith de Haram, c'est haram ». L'Imam Malik quant à lui a récusé son concitoyen et contemporain Mouhammad Ibnou 'Is-haq l'auteur du livre Al-Maghazi. Il a dit de lui : « C'est un menteur ». L'Imam Ahmad a dit : « Al-Waqidiyy est un pilier du mensonge ». battait souvent les femmes, que dire alors de certains qui prétendent avoir la science, qui trompent les gens et considèrent la mécréance comme étant de l'Islam ? Pour cela,


            Les savants ont eu comme habitude de s'inscrire en faux les uns les autres quand ils se trompaient. Il est arrivé à l'Imam des deux Haram La Mecque et Médine : c'est le surnom donné à Al-Jouwayniyy de déclarer l'erreur de son père dans plus d'une question, alors que son père fait partie des grands savants qui peuvent extraire les lois des textes de Ach-Chafi^iyy ('as-habou l-woujouh), c'est le degré qui vient juste derrière Ach-Chafi^iyy, ceci ayant été cité dans Tabaqatou ch-Chafi^iyyah rapporté du résumé de Al-'Azdiyy (ce livre est manuscrit). Le but dans tout cela étant la sauvegarde de la chari^ah, parce que si l'on n'écartait pas les rapporteurs qui ne méritent pas que l'on rapporte d'eux, la religion serait perdue.

           

D'autre part, sache que la base chez les spécialistes de la science de la récusation et de la déclaration de fiabilité (al-jarh wa t-ta^dil) (La science de Al-jarh wa t-ta^dil : c'est une science dans laquelle on cherche à récuser les rapporteurs et à leur donné des degrés de fiabilité par des terminologies spécifiques et les degrés de ces terminologies. Cette science fait partie des branches de la sciences des hommes du Hadith et parler des hommes jarhan ou ta^dilan a été authentifié d'après le Messager de Allah  (^alayhi s-salatou wa salam) puis d'après beaucoup de compagnons, de successeurs et de ceux qui sont venus après, cela a été permis par crainte et pour sauvegarder la chari^ah. Tout comme il est permis de récuser des témoins; il est de même permis de faire la récusation de ceux qui rapportent le Hadith et la minutie dans les choses de la religion prime sur la minutie dans les droits et les biens, c'est pour cela qu'ils se sont chargés de parler de cela.


Le premier à avoir recueilli l'information à ce sujet est l'Imam Yahya Ibnou Sa^id Al-Qattan. Après lui ses disciples, ont parlé de cela Yahya Ibnou Mou^in, ^Aliyy Ibnou l-Madyaniyy, Ahmad Ibnou Hanbal et ^Amr Ibnou ^Aliyy Al-Fallas et leurs disciples tels que Abou Zour^ah Ad-Dimachqiyy, Abou Hatim, Al-Boukhariyy, Mouslim, Aj-Jawzajaniyy, An-Naça'iyy, Ibnou Khouzaymah, At-Tirmidhiyy, Ad-Doulabiyy, Ibnou ^Idiyy, Al-'Azdiyy, Ad-Daraqoutniyy et Al-Hakim et d'autres encore.


Beaucoup de livres ont été écrits dans cette science, les plus célèbres sont le livre de Al-Jarhou wa t-ta^dil de Ar-Razi et Liçanou l-Mizan de Al-Hafidh Ibnou Hajar Al-^Asqalaniyy, c'est ce que dit la personne de son contemporain. Par contre la parole que disent certains : (Ce que disent les savants de leurs contemporains n'est pas acceptable), cette parole est à rejeter car ce sur quoi on se base dans cette science (al-jarh wa t-ta^dil), c'est le contemporain de celui qui rapporte. En effet, si ce que dit quelqu'un digne de confiance qui a connu ce que raconte le rapporteur, qui a connu son état et qui l'a par la suite déclaré fiable ou l'a récusé, si cela n'était pas accepté, qu'en serait-il de la parole de celui qui est venu après son époque ? Le Messager de Allah  a dit :

 

(layça l-khabarou kal-^ayan)

ce qui signifie : « Avoir des nouvelles d'une chose, ce n'est pas comme l'observer » (L'Imam Ahmad Ibnou Hanbal l'a sorti dans son Mousnad 1/215-271 ainsi que Al-Bazzar comme dans Kachfou l-'Astar 1/111 et At-Tabaraniyy dans Al-Mou^jamou l-Kabir 12/54 et Al-'Awsat comme dans Majma^ou z-Zawa'id 1/153, Al-Haythamiyy a dit : et les hommes qui ont rapporté ce hadith sont ceux des hadith sûrs, Al-Hakim l'a sorti dans Al-Moustadrak 2/321 et il a dit : ce hadith est sûr selon les conditions des deux Chaykh (Al-Boukhariyy et Mouslim) qui ne l'ont pas sorti et Adh-Dhahabiyy lui a donné raison. Ibnou Hibban l'a sorti dans son Sahih voir Al-'Ihsan 8/32-33 livre de l'Histoire : chapitre Citer la cause pour laquelle Mouça à fait tomber les planches).


Comment connaître l'état du rapporteur qu'on déclare fiable ou récusé si l’on ne prend pas en compte ce que dit de lui son contemporain qui l'a fréquenté et s'est entretenu avec lui. Comme c'est vraiment étonnant à quel point cette expression odieuse s'est propagée chez ces gens-là, et plus odieuse encore la parole : (Les savants sont jaloux les uns des autres comme les boucs).

 

 

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