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La louange est à Allah et que l'honneur et l'élévation en degré soient accordés au Prophète de Allah.

 

Sachez que Allah ta^ala dit : Ô vous mes bien-aimés, Allah tabaraka wa ta^ala a révélé le Qour'an honoré et l'a préservé de la falsification ; ainsi, il sera conservé et préservé à travers les siècles. Que l'on sache que Allah tabaraka wa ta^ala a fait que le Qour'an honoré soit le meilleur des livres célestes. Il a été révélé à Son Prophète non pas en une seule fois, mais au cours de plusieurs années, en fonction des événements et des occasions, et ce, pendant environ vingt-trois ans.

 

Allah tabaraka wa ta^ala a fait que le Qour'an honoré soit le plus grand miracle de Son Prophète et qu’il constitue un défi pour les Arabes qui étaient éloquents. Ainsi, ceux qui étaient connus pour leur éloquence ont su qu'ils étaient incapables de composer même l'équivalent de la plus courte de ses sourates, ils furent dans l'incapacité de le faire. Allah ta^ala dit : ce qui signifie : "Si vous étiez dans le doute au sujet de ce que Nous avons révélé à la meilleure des créatures, alors composez une sourate qui lui soit équivalente et demandez de l’aide à autre que Allah, si vous êtes véridiques. Si vous ne le faites pas, et vous ne le ferez pas ! Alors, craignez le feu dont le combustible est composé d'hommes et de pierres qui a été réservé pour les mécréants".

 

Allah tabaraka wa ta^ala a fait que le Qour'an a un mérite particulier parmi les livres célestes, en dehors du fait qu'il constitue un miracle. Malgré cela, Allah ta^ala a facilité son apprentissage. Ainsi, pour les Livres célestes qui nous ont précédé, leurs communautés ne les mémorisaient pas par coeur tout comme cette communauté apprend par coeur le Qour'an. Même dans la communauté de Mouça, qui est la plus grande des communautés après celle de notre maître Mouhammad, il n'y a pas eu quelqu'un qui a appris la Tawrah, si ce n'est une seule personne du nom de ^Ouzayr. Quant au Qour'an honoré, Allah ta^ala a fait qu'il comporte un mérite, à savoir que l'apprendre par coeur est chose facile. Ainsi, les enfants et même les plus âgés dans cette communauté, apprennent le Qour'an. Il y a environ quatre cents ans, il y avait quelqu'un qui récitait par coeur le Qour'an alors qu'il n'avait que cinq ans. Parmi les mérites du Qour'an honoré, mes bien-aimés, Allah tabaraka wa ta^ala a fait que la récitation du Qour'an soit un acte d'adoration. Ainsi, la récitation de chacune des lettres du Qour'an donne une récompense. Ceci est propre au Qour'an honoré. Et, offrir la récompense de cette récitation pour les morts des musulmans comporte un grand profit. Ainsi, le Prophète a dit [rapporté par Al-Bayhaqiyy] ce qui signifie : "Celui qui récite Ya-Sin par recherche de l'agrément de Allah ta^ala, il lui sera pardonné ses péchés antérieurs. Alors, récitez Ya-Sin en faveur de vos morts".

 

L’Imam Ahmad a rapporté aussi dans son Mousnad, que le Prophète a dit : ce qui signifie : "Ya-Sin est le coeur du Qour'an, il n'y a pas un homme qui la récite par recherche de l'agrément de Allah et de la résidence du Paradis dans l'au-delà sans que Allah lui pardonne. Alors, récitez Ya-Sin en faveur de vos morts". An-Nawawiyy a rapporté dans son livre al-'Adhkar : "Il nous a été rapporté dans les Sounan de Al-Bayhaqiyy avec une bonne chaîne de transmission que le fils de ^Oumar a approuvé la récitation du début et de la fin de la sourate al-Baqarah au niveau de la tombe, après l'enterrement". Ainsi, il s'avère clair que la récitation du Qour'an comporte un profit éminent en faveur des morts et cela n'est pas spécifique à la récitation de la sourate Ya-Sin, mais il a également été rapporté la récitation de la Fatihah, de al-'Ikhlas et d’autres.

 

Oui, mes bien-aimés, la récitation du Qour'an est une barakah éminente qui comporte un grand mérite. On ne prête donc aucune considération aux propos de ceux qui interdisent la récitation du Qour'an honoré en faveur des morts et qui considèrent cela comme étant du chirk, une forme d'association, que Allah nous en préserve ! Ceux-là sont privés des bénédictions du Qour'an et de son mérite. Ainsi, al-Qourtoubiyy a dit : "Certains de nos savants ont déduit le caractère permis de la récitation du Qour'an au niveau de la tombe, en référence au hadith de la tige verte que le Prophète a coupée en deux et dont il a planté une moitié au niveau d'une tombe et l'autre moitié sur une autre tombe en disant [rapporté par al-Boukhariy et Mouslim] ce qui signifie : "Peut-être cela leur allégera le supplice tant qu’elles ne deviennent pas sèches". 

Al-Qourtoubiyy a dit : "Et on déduit à partir de là qu'il est permis de planter des arbres et de réciter le Qour'an au niveau des tombes, car si une tige verte ou un arbre peut alléger le supplice, que dire alors de la récitation du Qour'an par un homme croyant ?" An-Nawawiyy a dit : "Les savants ont approuvé la récitation du Qour'an auprès de la tombe et ils ont déduit cela à partir du hadith des tiges vertes. Ils ont dit que tant que la tige est verte, elle peut profiter au mort, alors la récitation du Qour'an auprès de la tombe est à plus forte raison, profitable pour le mort. En effet, la récitation du Qour'an de la part de quelqu'un est plus éminente et plus profitable que le tasbih, la parole soubhana l-Lah, que d'une tige. D'autre part, le Qour'an a déjà profité à certains de ceux qui avaient une nuisance lorsqu'ils étaient vivants, le mort forcément peut donc profiter du Qour'an." Tout cela indique le caractère permis de réciter le Qour'an en faveur des morts.

 

Que l'on sache également que Allah tabaraka wa ta^ala a fait que certaines sourates du Qour'an ont un degré et un mérite particulier. Il a été rapporté au sujet du mérite de sourat al-Moulk que celui qui persévère à la réciter chaque jour sera sauvé du supplice de la tombe. Ibnou Hibban a rapporté dans son sahih avec une chaîne de transmission ininterrompue du hadith de Abou Hourayrah, que Allah l'agrée, que le Prophète a dit ce qui signifie : "Il y a dans le Qour'an trente 'ayah qui demandent le pardon en faveur de celui qui les récite jusqu'à ce qu'il lui soit pardonné : tabaraka lladhi bi yadihi l-moulk". Et dans al-'Amaliy du Hafidh al-^Asqalaniyy avec une bonne chaîne de transmission du hadith de Ibnou ^Abbas, que Allah l'agrée lui et son père, d'après le Prophète qu'il a dit ce qui signifie : "J'avais espéré qu'elle réside dans la poitrine de chaque personne de ma communauté".

 

Ainsi, pour celui qui persévère à la réciter chaque jour, il est confirmé par ce hadith que nécessairement, mes bien-aimés, pour celui qui veut réciter cette sourate éminente ou une autre sourate du Qour'an, il doit apprendre la récitation du Qour'an auprès des gens de la connaissance. Il ne lui suffit pas de se baser sur lui-même sans l'avoir reçu par transmission auprès des gens de la connaissance. Car celui qui compte sur lui-même sans avoir reçu par transmission auprès des gens de la connaissance est un mous-hafiyy et n'est pas un qari'. Allah ta^ala dit ce qui signifie : "Il le récite de la meilleure des récitations". 

Musulmans, le Prophète
a incité sa communauté à réciter le Qour'an et à ne pas
s'arrêter de le réciter. En effet, il a dit ce qui signifie : "Le croyant qui récite le Qour'an est à l'exemple du 'outrouj : il a une bonne odeur et un bon goût et le croyant qui ne récite pas le Qour'an est à l'exemple de la datte : elle a un bon goût mais n'a pas d'odeur". 

Al-'outrouj, cédrat est un fruit qui ressemble au citron, il a une couleur jaune à l'extérieur et le croyant qui a cru par son coeur et qui récite le Qour'an aura joint deux choses, une chose interne qui est cette foi par le coeur et une chose externe qui est cette récitation du Qour'an. C'est pour cela que le Prophète l'a assimilé à ce beau fruit et il a été rapporté de ibnou ^Abbas qu’il a dit : « Regardez longuement et fréquemment dans le Moushaf, le livre du Qour’an ».

 

Enfin, je demande le pardon pour vous et pour moi.

Tag(s) : #Discours vendredi

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