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La louange est à Allah le Seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le degré de notre maître Mouhammad Al-‘Amin –l'Honnête– et qu'Il préserve sa communauté de ce qu'il craint pour elle.
Sache qu'il est un devoir pour toute personne responsable d'apprendre une part de la science de la religion qu'aucune personne responsable (moukallaf) ne peut se dispenser d'apprendre. Cette part se classe en science de la croyance et en science des lois.

Parmi les choses qu'il est un devoir pour la personne responsable de connaître et de croire parmi les choses de la croyance, il y a :

 La foi en Allah et en ce qui est venu de la part de Allah et la foi en le Messager de Allah et en ce qui est venu du Messager de Allah. C'est par exemple la connaissance des deux témoignages et des attributs de Allah qu'il est obligatoire de connaître, la connaissance que Allah est exempt ta^ala de ce qui ne convient pas à Sa dignité et ce qui est du même ordre. C'est porter foi au Messager de Allah Mouhammad en tout ce qu'il a transmis de la part de Allah, que ce soit les nouvelles de ceux qui nous ont précédés ou les choses qui auront lieu entre la mort et la résurrection ou au jour du jugement, ou concernant l'autorisation ou l'interdiction des choses et ce qui est semblable à cela, ainsi que la connaissance des choses qui font sortir de l'Islam, par exemple les sortes de mécréances et comment s'en garder. Parmi ce qu'il est un devoir de connaître en matière de lois, il y a la connaissance des lois de la prière comme conditions de validité, piliers et causes d'annulation, la connaissance de la purification et des choses de ce genre.

Ces choses-là ne se prennent pas par la lecture des livres, car il se peut qu'il y ait dans ces livres que les gens lisent des insinuations tendancieuses et des calomnies à l'encontre de la religion. Il se peut également que les gens en comprennent quelque chose qui contredit ce qu'elle était chez les gens du Salaf ou du Khalaf qui l'ont transmise de la communauté, chaque génération transmettant de la génération précédente, ce qui conduirait donc à une adoration corrompue. Il se peut encore que les gens tombent dans l'assimilation de Allah à Ses créatures, qu'ils Lui donnent des équivalents, qu'ils tombent dans la mécréance et l'égarement. Concernant tout cela, ce n'est pas la voie d'apprentissage que les gens du Salaf et du Khalaf ont empruntée. Le Hafidh Abou Bakr Al-Khatib Al-Baghdadiyy, un des plus grands spécialistes de la transmission du hadith a dit : « La science ne se prend que de la bouche des savants (al-^oulama') ».

Il est par conséquent indispensable de faire l'apprentissage des choses de la religion auprès d'un connaisseur fiable qui a pris lui-même d'une personne fiable et ainsi de suite jusqu'aux compagnons. Certains gens du Salaf ont dit : « Celui qui prend le hadith des livres on l'appelle "bouquineur" (sahafiyy) et celui qui prend le Qour'an du Moushaf on l'appelle "coraniste" (mous-hafiyy) et on ne l'appelle pas récitant (qari') ».

Et le Messager de Allah  a dit [rapporté par Al-Boukhariyy dans son Sahih : livre la science : chapitre la science avant la parole et les actes] ce qui signifie : « Celui à qui Allah prédestine le bien, Il fait qu'il approfondit sa science de la religion, la science ne vient que par l'apprentissage et la science des lois par la transmission orale des sciences des lois ».

Mouslim a rapporté dans son sahih, Introduction, démonstration que la transmission par chaîne de transmission orale fait partie de la religion, que l'on ne retient les versions que des gens fiables, que dire du mal des rapporteurs par ce qui est véritablement en eux est licite et que c'est de surcroît un devoir, ceci ne constitue pas une médisance interdite et encore moins un détournement de la sainte Chari^ah. Il a donc rapporté de Ibnou Sirin qu'il a dit : « Certes cette science est la science de la religion, faites donc particulièrement attention de qui vous prenez votre religion. »

Si l'on entend d'un savant une parole divergeant de la religion, il incombe donc à celui qui l'a entendue de l'avertir au sujet de son erreur s'il a l'assurance que cela ne va pas entraîner un mal supérieur. Et certes Allahta^ala dit [sourat 'Ali ^Imran / 110] ce qui signifie : « Vous êtes la meilleure communauté qui ait été amenée à émerger pour les gens, vous ordonnez le bien et vous interdisez le mal, et vous croyez en Allah ».

Allah tabaraka wa ta^ala a donc fait l'éloge de la communauté de Mouhammad  par cette caractéristique. Ainsi, le savant, le pieux, celui qui conseille les gens, celui qui aime sa religion, qui a des scrupules et qui craint Allah, s'il se trompe et qu'on lui montre son erreur même devant les gens en assemblée, il revient sur son erreur et en donne l'explication aux gens.

Sa^id Ibnou Mansour (Sounan de Sa^id Ibnou Mansour : livre du mariage : chapitre ce qui a été transmis concernant la dot) a rapporté ainsi que Al-Bayhaqiyy[(Sounan de Al-Bayhaqiyy : livre de la dot : il n'y a pas de temps pour la dot qu'elle soit importante ou faiblede) de Ach-Chou^biyy qu'il a dit : « ^Oumar Ibnou l-Khattab faisait un discours, il a donc loué Allah ta^ala et fait Son éloge et il a dit : « N'exagérez pas concernant la dot des femmes ! Et certes on ne me rapportera pas que quelqu'un a versé davantage que ce que le Messager de Allah  a versé ou plus que ce qu'on lui a versé, sans que je remette ce qui excédera au Trésor des musulmans ». Puis il est descendu mais une femme de Qouraych se présenta à lui et lui dit : « Ô Emir des Croyants, est-on plus en droit de suivre le Livre de Allah ou ta parole ? » Il a dit : « Bien sûr le Livre de Allah ta^ala, qu'est-ce que ceci ? » Elle dit : « Tout à l'heure, tu as interdit aux gens de surenchérir concernant la dot des femmes, or Allah ta^ala dit dans son Livre [sourat An-Niça' / 20] ce qui signifie : « Et si vous avez donné à l'une d'elle un quintal, alors n'en reprenez rien ». ^Oumar a dit : « Chacun est plus versé dans la science des lois que ^Oumar » -deux ou trois fois- puis il est retourné sur le minbar et a dit aux gens : « Certes je vous interdisais d'exagérer concernant la dot des femmes, eh bien que l'homme fasse avec son bien ce que bon lui semble » fin de citation.



 
 
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